La quête de sens

La quête de sens

Un documentaire sur le thème d’un écrivain américain, branché nature et quête de sens, au cinéma Ty Hanok d’Auray en présence du réalisateur François Busnel attire mon attention…

Finalement le célèbre animateur de l’émission hebdomadaire La grande librairie n’a pu se déplacer pour être présent physiquement car la Covid a eu raison de son intention… Il se retrouve néanmoins parmi nous puisque les merveilles de la technologie nous permettent de le voir et de l’entendre en direct sur le grand écran, il suffit d’une connexion !

Après les quelques mots de convenance en pareille circonstance, à la première question de François Busnel “combien parmi vous ont lu Jim Harrison ?”, la moitié des spectateurs présents dans la salle lèvent le bras… Comme pour vérifier la juste proportion, à la deuxième question “combien parmi vous n’ont pas lu Jim Harrison ?”, l’autre moitié lève le bras… Il déclare : “Alors vous avez beaucoup de chance !!! Car, si cela vous intéresse, vous allez découvrir un personnage étonnant, attachant, fascinant, peut-être même va t’il devenir un ami pour la vie tant sa littérature poétique, prolifique, captivante, est susceptible de répondre à des besoins de curiosité, d’aventure, d’émerveillement, de prise de conscience de l’importance de la nature dans nos vies éphémères car pour cet auteur “Seule la terre est éternelle”…

Avant de nous souhaiter une bonne séance, le réalisateur liste les états américains d’une beauté époustouflante que nous allons traverser…

Emerge alors un immense paysage de prairies verdoyantes avec en arrière-plan de gigantesques montagnes aux sommets enneigés sur fond de ciel bleu intense… Puis nous percevons la lente respiration de l’écrivain Jim Harrison qui apparait soudainement à l’écran, fatigué, âgé, se déplaçant difficilement, tirant inlassablement sur la cigarette…

L’auteur commente des étapes et évènements de sa vie…

Il cite sa mère suédoise qui, conformément au stéréotype, ne riait pas souvent.

Il indique son accident à l’oeil lors d’un jeu d’enfants… ne l’empêchant pas par la suite de faire ce qu’il a eu envie de faire même s’il ne voyait pas au rugby les coups arriver par la gauche !

Il nous montre sa collection d’objets hétéroclites symbolisant des moments historiques ou des rencontres avec des personnes issues d’autres cultures.

Il revient à plusieurs reprises sur la mort de son père et de sa soeur à l’âge de 19 ans partis trop tôt lors d’un accident de voiture.

Il évoque la colonisation des territoires indiens et les atrocités stratégiques des hommes blancs, montrant, photo à l’appui, l’impressionnante montagne de crânes de bisons éradiqués dans le but d’affamer les populations indigènes…

Il relate brièvement ses expériences citadines lors de sa jeunesse, telles qu’à New York, qui ne lui ont guère apporter de satisfaction, préférant l’appel de la nature et des grands espaces malgré la présence menaçante de prédateurs : les serpents autour de la maison, un ayant planté ses crocs dans l’oeil de son chien, les grizzlis là-haut dans la montagne, un ayant éviscéré un enseignant devant ses propres enfants…

Il constate au fil du temps la fracture sociale américaine grandissante entre ceux devenant de plus en plus pauvres et ceux devenant de plus en plus riches, les uns et les autres ne se côtoyant presque plus…

Il raconte son attrait pour les femmes qu’il relie à son expérience de la peinture : ayant eu l’idée de peindre des arrière-trains féminins, il invitait des créatures à poser, les demoiselles ne refusant pas la proposition qu’elles considéraient élogieuse ! Par l’entremise d’un ami acteur, il s’est vu un jour proposer par une galerie londonienne d’exposer… Cependant il a préféré décliner l’invitation conscient de l’injustice envers des artistes formés et expérimentés dont c’est la carrière et d’une forme d’imposture de sa part étant peintre novice et amateur en dilettante !

Il mentionne ses multiples sources d’inspirations provenant de la nature et de son goût pour les auteurs qu’il a eu la chance de lire très jeune dont Rimbaud et Stendhal… Il souligne être entré dans la peau des personnages qu’il met en vie dans ses écrits précisant qu’il est épuisant de se réinventer à travers les nombreux changements…

Dans son jardin, un échange s’instaure avec un ami pendant qu’un autre prépare un de ses plats favoris : du porc cuit à basse température pendant 7 heures qui sera servi avec des pois noirs et du riz. Il commente l’importance du plaisir des papilles en déclarant ne jamais manger le même plat plus d’une fois par an !

Lors de la projection alternant paysages et commentaires truffés d’anecdotes truculentes, nous passons un excellent moment en compagnie du poète haut en couleur, pétri d’humour et d’une magnifique humanité…

Dans sa manière d’être, il nous incite à nous reconnecter à l’essentiel, de nous débarrasser du stress, de ce qui nous empêche d’être qui nous sommes vraiment. Une grande leçon de sagesse pour ceux qui restent sachant que “Seule la terre est éternelle”…

Merci Jim, merci François.

Vous rêvez d’un changement avec l’envie de vous concentrer sur un projet qui fait sens ?

Vous vous questionnez sur la suite dans (ou de) votre vie professionnelle ?

Vous ambitionnez de vous autoriser du temps rien que pour vous ?

Vous cherchez à relier des expériences qui font sens ?

La nature est devenue essentielle dans votre vie ?

Ensemble travaillons à clarifier votre situation et à envisager des alternatives possibles

Vous pouvez me contacter soit :

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 ” La vie est courte mais très large ” Jim Harrison